Totottes

Publié le par Lu

Il n’existe rien de plus matérialiste qu’une collection. Car une collection correspond à l’accumulation de choses non alimentaire (enfin non périssable, quoique j’ai déjà entendu parlé d’un collectionneur de chips en forme de têtes de président américain (> ?<) !) pour combler les étagères et attraper la poussière. C’est moche par l’ampleur et l’inutilité. Ca prend de la place. Des fois ça coûte cher.

 

Mais me direz vous : et si c’est une collection que l’on a pas choisit ? Qui nous a choisit ? C’est mon cas : JE SUIS UNE VICTIME D’UNE COLLECTION DE TOTOTTES USAGEES.

 

Tout cela a commencé un jour de vacances à Vieux Boucau précisément. Un tour du lac (je fais peut être collection des tours de lac aussi) en compagnie de mon père (heu … non je ne fais pas de collection de père). On était sensé parlé de choses très sérieuses mais nous n’avons pas passer le cap de la seconde guerre mondiale, de l’existence d’une vie autre part que sur la terre ou encore de la ressemblance homme-singe. Bref l’intérêt n’est pas là.

 

En marchand dans le sable, regardant par terre, je tombe sur une hideuse tototte bleu outre mer. Toute sucée. Toute pleine de sable collé. Mon réflexe a été de la ramasser puis de scruter les environs à la recherche d’un propriétaire potentiel. Malheureusement personne en vue. Je n’allais pas la rejeter à nouveau dans le sable, ça aurait été cruel, et elle n’avait rien  demandé, rien fait pour mériter ça après tout ! (oui j’ai une tendance animiste : je donne une âme aux choses mdr). Je me décide à la prendre avec moi.

 

Promenade terminée, je la lave, je m’aperçois qu’elle est vraiment moche de chez moche, toute machouillée. J’ai une pensée pour la petite fille ou le petit garçon, ex-détenteur de l’objet à qui la tototte doit manquer. (à moins que ce soit la petite fille/le petit garçon qui manque à la tototte mais comme elle ne parle pas … ?) Puis je pense aux parents qui ont du essuyer pleurs et cris, car ils sont rares à en prévoir « une de secours » et je peux vous dire que lorsqu’on en cherche, quand le cruel besoin de tototte se faire sentir, impossible d’en dénicher une !

 

Puis de toute manière, une tototte neuve, toute dure, toute propre, toute sèche, ça ne remplace pas une bonne vieille tototte usagée qu’on a pris soin de mâcher pendant des heures, des jours, des semaines … (étant ancienne consommatrice je sais la précision que ça demande)… bon je ne vais pas dire « pendant des années » vu la durée de vie d’une tototte (durée de vie écourtée par la perte essentiellement, car la mort sauf par incinération carbonisée ne se produit pas) … oui LES TOTTTES SONT IMMORTELLES ! =D !!

 

Bref s’il n’y en avait qu’une on ne pourrait parler de collection, mais quand le hasard de recroiser de telles petites choses mâchouillées se reproduit trois autres fois en peu d’années… alors c’est vraiment le signe qu’un syndrome collecteur s’est abattu sur vous. C’est trop tard. Il ne vous lâchera plus. Puis on s’y fait. Après tout quatres pov’ totottes recueillies ça ne prend pas tant de place. Toutes usées. Toutes un ex-popriétaire différent. Toutes une histoire. Laquelle ? Je ne le sais pas et ne le saurais probablement jamais.

Une bleu outre mer, une turquoise, une rouge et une rose. Affaire à suivre de très près … évidement ! =D

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Publié dans Xpériences [-!-]

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