Dents de Sagesse

Publié le par Lu

Un jour ou l’autre, tout le monde est confronté à ce problème… On est petit, les dents poussent puis tombent (c’est dans le cycle naturel de la dent, bienque certains mettent plus d etemps que les autres, oui elles s’accrochent, elles refusent de céder au combat mais c’est une autre histoire).

 

Mais voila que l’invention humaine qui permet de voir dans les entrailles de son prochain (la RADIO) annonce un jour le terrible verdict : « YEN AVOIR QUATRE ! ».(la cavité buccale humaine aurait pu en contenir douze, je suis sure que j’aurais écopé de douze dents de sagesse vu mon bol !).

 

« Il va falloir opérer, sinon en poussant ça va décaler toute sa dentition à la jeune fille » … Commerce dentaire … déjà subit l’appareil entre treize et quatorze ans … =( bref moi pas avoir envie ! « Par deux avec anesthésie locale ou par quatre avec anesthésie générale ». Si on m’avait demandé MON avis j’aurais préféré être consciente donc deux par deux).

 

Mais mon dentiste en avait décidé autrement, car un an auparavant il m’avait anesthésié localement (pour une dent de lait qui ne voulait pas tomber, qui  s’accrochait, qui s’accrochait) car la racine était très profondément enracinée…  Mais entre la piqûre et l’extraction il a été appelé au téléphone, durant une vingtaine de minutes minimum … et me l’a donc enlevé au final SANS anesthésie… mais persuadée d’être sous anesthésie (je me suis rendue compte du temps d’attente après coup seulement), je me persuadais que la douleur était dans ma tête, que ce n’était pas vrai … alors mes larmes coulaient mais je répondais « non non j’ai pas mal, c’est rien » … (arf le pouvoir de l’esprit sur le corps). Et ce con au lieu de ne rien dire, il m’a félicité à la fin de l’opération, en disant que j’étais courageuse parce que l’anesthésie n’était pas sensée perdurée aussi longtemps (il a regardé sa montre mais qu’à la fin)…

 

Bref CE SERA UNE ANESTHESIE GENERALE CETTE FOIS. La première depuis que je suis en âge de ma souvenir. Le réel problème est que personne n’a eu la présence d’esprit de m’expliquer le genre de sensation qu’on pouvait avoir durant l’endormissement. Par contre ils vous font signer un papier disant que « toute opération comporte un risque, que vous pouvez très bien ne pas vous réveiller » … (mais « que les risques sont infimes ») pour vous mettre dans l’ambiance… !

 

Première surprise : je n’imaginais pas que pour une opération des dents de sagesse il fallait se retrouver toute nue sous une blouse bleue ! Après question récurrente : et s’il se trompaient et m’enlevaient autre chose ? Et s’ils m’implantaient une puce ? (je regarde trop la télé)… Descente au bloc… Anesthésie par « masque » : on me met la chose sur le nez, ça ne sent rien c’est déjà ça. Mais très vite je me sens bizarrement engourdie, je n’ai plus aucune envie de compter jusqu’à dix comme on me la gentiment suggéré. Un de mes pieds ne répond plus, je n’ose pas essayer le second. Je commence à angoisser. J’avais pas prévu d’avoir des sensations physiques de ce genre. J’ai qu’une envie c’est d’enlever ce masque, de crier « HEY HO POUCE ya un truc qui cloche, je ne sens plus mon pied, vous comprenez ? ». Je regarde l’anesthésiste avec insistance. Il me parle mais il ne réagit pas à mes SOS que je lui envois pas le regard (mdr bon pas puissant comme appel au secours). Sa voix passe d’un son habituel, voix d’homme basique, à un son lent, lourd et grave, saccadé, un peu comme un vieux vinyle rayé. Ca craint. Je me rend compte que mes efforts sont vain, qu’il est inutile de lutter … Je cesse toute résistance ! Pas de défilement de ma vie, pas de pensée pour mes proches, quand la fin vient il se passe une chose étrange et formidablement ridicule : je capitule et la seule chose que je trouve à faire (c’est bien, comme je raconte on dirait que ça dure trois heure mais tout ça n’excède pas quelques secondes en réalité !) c’est donc de … me dire aurevoir ! (déjà c’est optimiste, je ne me dis pas « adieu ») … Je me demande si la mort ça se passe comme ça … chacun face à lui-même, tout seul. Tout est donc sensé se passer très vite mais je prends le temps de me dire « bon beh … salut ! » … ! étrange…

[BLACK OUT]

 

J’ouvre les yeux (J’OUVRE LES YEUX !), je vois une vielle dame avec les yeux fermés, ma première pensée c’est « merde elle est morte !! » puis la seconde « merde si j’arrive à me dire ça c’est que je ne le suis pas ! ». trop d’effusion sur le moment, je pleure d’être en vie, la mamie ouvre les yeux, elle somnolait seulement, me demande si j’ai mal et appelle une infirmière… et moi je pleure, je pleure, je pleure … J’ai pas encore mal du fait de l’opération mais d’ailleurs quand la douleur se fit sentir, elle du mentalement s’associer à la notion de vie, d’où peut être mon côté maso (> ?<) … la souffrance c’est la vie ?

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Publié dans Xpériences [-!-]

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N
j'ai bien di il FAUT mais c'est loin d'etre fait!
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K
Je ne ferais pas la même betise de quelqu'un dont je ne citerais pas le nom (c'est-à-dire offrir des DRAGIBUS !) et si tu me donne le nom de ta glace préférée je viendrais t'en apporter personnellement ... je sortirais même ton chien pendant la convalescence (enfin si tu fais ça pdt les vacances sinon une heure trente d etrain en semaine ça va pas être possible, pas être possible) ... n'empeche j'ai survécu, tu survivras ... t'as fais la radio ? t'en as combien ?
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N
il faut que je me les fasse arraché g trop peur!
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