Premier concert d'AqME

Publié le par Lu

10/10/03

J’ai découvert AqME en 2002, en l’écoutant à travers le mur qui sépare ma chambre de celle de mon frère (Barbichette le bien nommé). C’était donc l’album « Sombres Efforts ». Chaque son, chaque parole me transperçaient. J’avais l’impression con que c’était seulement à moi qu’on s’adressait, ou que c’était des choses que j’aurais pu/voulu dire mais que je ne trouvais pas les mots pour l’exprimer. J’imaginais les membres du groupe nombreux, plutôt sept ou huit, avec des capuches marrons sur la tête (allez savoir pourquoi), la visage invisible, ne laissant transparaître aucun sentiment, chantant dans les caves ou les catacombes… Bref quelque chose d’assez sombre, d’assez noir.

 

Je n’écoutais pas grand-chose au niveau musical, je n’étais pas très curieuse encore dans le domaine. Mais en l’occurrence ça m’a intrigué. J’attendais impatiemment qu’il mette le CD en question dans sa chaîne. (alors j’éteignais tous dans ma chambre et j’écoutais). La voix n’était pas spécialement fabuleuse, les accords n’étaient pas ma préoccupation principale mais le sens des paroles m’interpellait. Le temps passe et je ne sais plus si je le lui ai piqué ou s’il me l’a prêté mais il est resté longtemps sur ma platine (et l’est encore souvent d’ailleurs).

 

Je ne savais pas quelle tête pouvais avoir Ben, Etn, Koma et Charlotte. Limité c’était le cadet de mes soucis. Des fois je ne saisissais pas vraiment les paroles (faut articuler Koma, merci !) alors je créais de nouvelles paroles : « Le temps se perd. Si n’existe pas. Tous les remords n’y changeront rien » devenais « Le temps se perd, s’ils n’existent pas tout les remords n’y changeront rien » et même « Le temps se perd, s’il n’existe pas tous les remords n’y changeront rien » … La troisième était de loin ma préférée. J’en faisais des théories et entre le temps et les regrets j’avais de quoi faire !

 

Puis s’est trouvée dans ma classe à la rentrée 2003 une autre Aqméenne, qui m’a repéré grâce/ à cause de l’autocollant « AqME » / « Sombres Efforts » ramené par Barbichette d’un précédent concert, bien en vu sur la couverture de mon agenda (Ben). La rentrée était le 3, le concert le 10, à « La clef », en banlieue. On ne se connaissait donc pas tellement mais il était devenu impossible de raté ce concert donc nous y sommes allées ensemble. La salle était minuscule, la scène si proche. J’ai totalement occulté la première partie puis j’ai découvert les quatre membres du groupe, comme ça, sur scène, sans les avoir jamais vu auparavant (le CD était gravé, ouuuuh pas bien, d’ailleurs c’est peut être pour ça que j’ai trouvé le live et ma version assez différente.)

 

L’ambiance était monstrueuse, les pogoteurs en surnombre. Un coup devant, un coup derrière, un coup à droite, un coup à gauche. (tien un type un peu vert qu’on évacue !) Mais ce qui m’a émerveillé le plus, c’est qu’en pogotant à un moment j’ai radicalement voltigé, je me suis retrouvé par terre, je me voyais déjà mutilée, écrasée… meuh non !!! des petites mains de partout m’ont redressée et m’on relevée !! C’est un sentiment de puissance, d’incontrôle étrange… presque enivrant.^^. A la fin du concert (« ils ont joué  ‘ le rouge et le noir ‘ où je l’ai loupé ? ») trempée des pieds à la tête, plus par la sueur des autres que de la sienne propre… On sort de la masse, on ne fait plus parti de ce « tout » qui se désagrège… on redevient « un » et chaque un retourne chez lui, du son plein la tête… =D

 

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