Le salon du Polar

Publié le par Lu

A Montigny-Lès-Cormeilles, le « Salon Du Polar » est une institution.

C’est « the » évènement de l’année, auquel Robert Hue est fier de pouvoir assister en grande pompe (costume et tout le tralala).

 

A la bibliothèque, une responsable, habituées de me voir fureter parmis les polars m’avait proposé de participer à la présélection. A l’époque je faisait quasi 3 heures de transport par jour (aller+retour) entre chez mwa et mon bahut (mais attention train + metro à l’aller et RER + bus au retour, faut savoir varier les plaisirs ^^). Donc je consommais beaucoup de livres (il faut savoir que je ne lis QUE dans les transports en commun). Donc je lisais je lisais je lisais je lisais je lisais je lisais … et je m’endormais des fois aussi, en ratant des stations ou des gares… ça fait découvrir les alentours ^^. =D

 

Et l’atrrait tout spécial pour les polars c’est de famille, à la maison c’est polar, livre d’histoire (seconde guerre mondiale) ou de psychologie au choix sur les étagères. Donc lire pour moi ou lire pour une présélection la seule différence consistait à remplir une fiche.

 

Puis on m’a proposé carrément les sélections pour le polar adulte francophone de l’année (pour une fois qu’ils avaient une jeune à portée de main). La différence entre le sélection et les présélection c’est un chèque de trente euro, d’autres livres à lire et d’autres fiches à remplir et parmis les neufs sélectionneurs, un élu à désigner, qui ira représenter les autres lors d’une délibération en JURY avec des professionnels (auteurs, éditeurs, professeurs de lettre, journalistes …) … Pas de suspence, je fus l’élu.

 

Malheureusement le polar qui a gagné cette année n’était pas mon préféré de la sélection à savoir « La part des chiens » de Marcus Malte. Du lourd, du très lourd. D’ailleur le jour de la remise du prix je n’ai même pas osé approcher l’auteur, il avait un petit air pervers puis après l’avoir lu, je me suis dit si de telles choses co-existent dans son esprit, il ne doit pas être très saint… Du bon polar, bien noir, avec des passages très trash, très dégeulasse, mais avec en parallèle une très belle histoire d’amour. Une comme on en fait plus, rien de gnangnan dans tout cela, de l’amour, juste pur. Je pense que c’est l’opposition violente avec des passages d’une pornographie écoeurante avec des péripéties romanesques et romantiques (et qui finit mal « evidement ») qui rend ce livre si spécial.

 

Les organisateurs du Salon saluent la montée en puissance de la bande dessinée policière en lui consacrant un espace en présence d'illustrateurs. C'est une tendance actuelle de la bande dessinée que de rapprocher auteurs de polars et illustrateurs. Au point que plusieurs éditeurs ont crée des collections BD-polar. Un genre qui a désormais toute sa place au Salon du Montigny-Les-Cormeilles. Dessinateurs et écrivains se retrouveront cote a cote pendant trois jours. L'occasion pour le visiteur de découvrir des albums, adaptation de romans noirs contemporains. De rencontrer des auteurs qui, le temps d'une collaboration deviennent scénaristes.

130 auteurs présents sur trois jours. A coups de crayon, des caricaturistes nous promettent de noirs portraits. La chaîne ARTE, partenaire du Salon, propose aux adolescents visiteurs du Salon, de participer a un concours. Une planche BD leur sera distribuée a l'entrée et ils devront mener l'enquête sur le lieu même. Ce jeu a été réalise par un jeune dessinateur : Thomas Baumgartner. Pour gagner, il suffira de déposer le résultat dans une urne disposée a cet effet. Trois gagnants seront tires au sort.

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